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Congrès Mondial de la Harpe 2017, Hong Kong : lundi 10 juillet

Ce qui est vraiment merveilleux avec le Congrès Mondial de la Harpe, c’est la possibilité de s’immerger dans de nouveaux genres musicaux. Par exemple, nous avons pu apprendre beaucoup de choses sur ce magnifique instrument qu’est le konghou chinois. Le konghou a traversé plus de trois mille ans d’histoire et a disparu pendant la Dynastie Ming. Il a par la suite retrouvé le devant de la scène et il existe aujourd’hui des modèles à pédales et des modèles à leviers avec leurs cordes repliées qui permettent des effets comme le vibrato ou le portamento.

Beaucoup pensent qu’il s’agit d’un dragon, mais en réalité l’animal représenté en haut de ce konghou est un magnifique phœnix.

Nous avons également eu la chance de découvrir la musique paraguayenne avec Sixto Corbalán. Sixto a d’abord donné une conférence sur les « Techniques and Tendencies of the Contemporary Paraguayan Harp ». Cette intervention traitait tout particulièrement des motifs rythmiques et mélodiques qui, une fois mémorisés, servent de support à l’improvisation. Au final, la technique (que ce soit sur le konghou, sur la harpe sud-américaine ou sur la harpe à pédales) et la théorie musicale nous permettent de ne pas nous perdre sous le poids des choses à apprendre, mais plutôt de faciliter notre expression. Nous avons aussi pu admirer la technique paraguayenne en action un peu plus tard dans l’après-midi lors du concert de Sixto Corbalán, Félix Pérez Cardoso et Janjo Corbalán. 

Grâce à Alfredo Rolando Ortiz, nous allons poursuivre nos pérégrinations sud-américaines aujourd’hui avec un atelier sur les « Special Latin American Effects for All Harps, All Levels ». Ces techniques vont nous permettre d’étendre nos horizons : glissandi étouffés, effets imitant la mandoline, techniques de basses étouffées spécifiques à la musique paraguayenne, etc. N’hésitez pas à explorer les nombreux recueils de partitions de musique sud-américaine qu’Alfredo a publiés, il y en a pour tous les niveaux ! Alfredo a également un parcours fascinant qu’il avait relaté sur notre blog Camac peu avant sa venue à Marseille l’année dernière.

Alfredo laissera ensuite la scène du Studio Theatre entre les mains de Gabriella Dall’Olio qui interprétera la Sonatina de Ginastera, une très belle oeuvre appréciée de nombreux harpistes, jusqu’à ce que le compositeur en ait arrêté l’édition. 
 

 

Le Studio Theatre accueillera également Paris’Click. Leur musique électronique est inclassable, avec des références à la musique classique, du rock progressif et du théâtre expérimental. Ils vont bientôt sortir leur nouvel album, « Assassine Logique », et ils joueront une partie de ces nouveaux morceaux lors de leur concert aujourd’hui. Les autres pièces sont tirées de leur premier album, « Reset », comme par exemple une réinterprétation de l' »Air du Froid » de Purcell dans lequel la harpe remplace l’orchestre et la basse devient l’instrument soliste.
 
Hong Kong est l’endroit parfait pour explorer des projets mêlant orient et occident, et la série de concerts « Asian Highlight » est un terrain particulièrement fertile pour cela. Nous avons entendu de la musique new wave avec les harpistes taiwanais Vivien Chen, Wei-Ching Tseng, Shannon Chieh, Che-Yi Lee, notre partenaire à Taiwan Meng-Lu Chiu, Yi-Wen Kuang, Su-Ting Hsu, Shu-Hsin Chen, Wei-Ching Tseng, Chu-Heng Lio et Feng-Yu Shih. Les danseurs, le calligraphe Shih-Hsien Chen et les divers traitements du son ont permis de créer une fascinante exploration de nouveaux horizons pour la harpe électroacoustique. Le concert de dimanche soir au City Hall était une impressionnante pièce de théâtre dansé, associant les écritures japonaise et chinoise, accompagnée d’instruments chinois et occidentaux. Aujourd’hui, nous avons hâte d’assister à de nouvelles explorations orientales et occidentales avec notamment « In/Between: A Theatrical Song Cycle ». Ce spectacle, interprété par Jessica Ng et Judy Ho, met en scène les poésies chinoise et africaine, mises en musique dans un style classico-contemporain. Le monde de la harpe a rarement eu autant d’occasions de se saisir de nouvelles inspirations et de développer de nouvelles perspectives, et cela est vraiment précieux.
 
 

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